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- Après une grossesse, une mère ne conserve pas seulement des souvenirs de son enfant. Elle peut aussi conserver… certaines de ses cellules.
Et parfois pendant des dizaines d’années.
Ce phénomène étonnant porte un nom : le microchimérisme fœtal.
Pour le comprendre, il faut revenir à la grossesse. Le placenta sépare la circulation sanguine de la mère de celle du fœtus, mais cette frontière n’est pas totalement hermétique.
Pendant neuf mois, de petites quantités de cellules passent dans les deux sens. Des cellules maternelles rejoignent ainsi le fœtus, tandis que certaines cellules provenant du fœtus pénètrent dans le sang de la mère.
La grande majorité disparaît après l’accouchement.
Mais pas toutes.
Certaines peuvent s’installer dans l’organisme maternel et y survivre extrêmement longtemps. Des cellules d’origine fœtale ont ainsi été retrouvées plusieurs décennies après une grossesse, notamment dans la moelle osseuse, le foie, la peau, les poumons ou encore le cœur.
La mère devient donc, au sens biologique, une sorte de microchimère : son organisme contient une toute petite population de cellules possédant un patrimoine génétique différent du sien.
Mais que font-elles là ?
C’est précisément ce que les chercheurs essaient encore de comprendre.
Certaines de ces cellules semblent capables de migrer vers des tissus endommagés et d’adopter les caractéristiques des cellules présentes sur place. Des études suggèrent donc qu’elles pourraient participer à certains mécanismes de réparation et de cicatrisation.
Elles pourraient également interagir avec le système immunitaire de la mère.
Mais attention : cela ne signifie pas que ces cellules sont forcément bénéfiques.
Le microchimérisme a également été étudié dans certaines maladies auto-immunes et certains cancers. Les chercheurs ne savent cependant pas toujours si les cellules fœtales contribuent à la maladie, tentent au contraire de réparer les tissus touchés, ou sont simplement présentes sans jouer de rôle particulier.
Le plus fascinant est donc peut-être ailleurs.
La grossesse ne crée pas seulement un lien temporaire entre deux organismes. Elle provoque un véritable échange de cellules, dont certaines peuvent continuer à vivre dans le corps maternel longtemps après la naissance.
Autrement dit, plusieurs décennies après avoir porté son enfant, une mère peut encore posséder, littéralement, une infime partie biologique de lui en elle.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Quand une assiette est très sale, nous avons souvent tendance à utiliser de l’eau chaude. Alors, lorsqu’il s’agit de nos mains, l’idée paraît logique : plus l’eau est chaude, plus elle devrait tuer de bactéries.
Pourtant, ce n’est pratiquement pas le cas.
Se laver les mains avec de l’eau très chaude n’élimine pas davantage de microbes qu’avec de l’eau froide ou tiède.
La raison est simple : aux températures que notre peau peut supporter, l’eau n’est pas suffisamment chaude pour tuer efficacement les bactéries.
Certes, la chaleur peut détruire des micro-organismes. C’est d’ailleurs le principe de la cuisson ou de la stérilisation. Mais il faut généralement atteindre des températures bien supérieures à celles utilisées pour se laver les mains.
Une eau capable de tuer rapidement un grand nombre de bactéries risquerait donc surtout… de nous brûler.
Alors comment le lavage des mains fonctionne-t-il ?
Son efficacité repose beaucoup moins sur la température que sur trois éléments : le savon, le frottement et le rinçage.
Les molécules du savon ont une propriété particulière. Une partie est attirée par l’eau, tandis qu’une autre est attirée par les graisses.
Or notre peau est recouverte d’une fine couche de sébum dans laquelle peuvent se retrouver des microbes et des particules de saleté.
Lorsque nous nous savonnons les mains, le savon aide à détacher ces graisses et les micro-organismes qui y adhèrent. Le frottement des mains les décolle mécaniquement de la peau, puis l’eau courante les entraîne dans le lavabo.
Autrement dit, le but n’est pas principalement de « tuer » les bactéries, mais de les retirer.
Une étude menée par l’université Rutgers l’a bien montré. Des volontaires se sont lavé les mains avec une eau allant d’environ 15 à 38 degrés. Résultat : la température n’a pas eu d’effet significatif sur la quantité de bactéries éliminées.
Ce qui compte davantage, c’est de bien savonner toute la surface des mains, notamment entre les doigts et autour des ongles, et de frotter suffisamment longtemps. Les autorités sanitaires recommandent généralement environ 20 secondes.
Utiliser une eau brûlante peut même être contre-productif : des lavages répétés à température élevée peuvent irriter et dessécher la peau.
Vous pouvez donc choisir la température qui vous semble confortable.
Pour avoir les mains propres, ce n’est pas la chaleur qui fait la différence.
C’est surtout la façon dont vous les lavez.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Il s'agit d'une fatigue si profonde qu’une simple promenade, quelques courses ou même une conversation un peu longue peuvent vous épuiser pendant plusieurs jours. Oui ! C’est ce que peuvent vivre les personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique, également appelé encéphalomyélite myalgique.
Et contrairement à une idée longtemps répandue, il ne s’agit pas simplement d’être « très fatigué », ni d’un manque de volonté.
D'ailleurs l’Organisation mondiale de la santé reconnaît depuis longtemps cette affection, et les autorités sanitaires considèrent aujourd’hui qu’il s’agit d’une véritable maladie, même si ses mécanismes biologiques restent encore imparfaitement compris.
Malgré tout, le symptôme le plus évident est évidemment une fatigue importante et persistante.
Mais cette fatigue possède une caractéristique essentielle : elle n’est pas réellement soulagée par le repos et entraîne une diminution importante des activités que la personne pouvait auparavant accomplir.
Et surtout, l’un des signes les plus caractéristiques porte un nom : le « malaise post-effort ». En effet, après un effort physique ou intellectuel parfois très modeste, les symptômes s’aggravent de manière disproportionnée.
Une personne peut par exemple se sentir relativement bien, faire une promenade ou participer à un repas de famille, puis connaître quelques heures plus tard, voire le lendemain, une véritable aggravation : épuisement, douleurs, difficultés à réfléchir ou symptômes ressemblant à ceux d’une infection.
Et cette détérioration peut durer plusieurs jours, parfois davantage.
Ensuite, d’autres manifestations sont fréquentes.
Par exemple, le sommeil peut ne plus être réparateur : la personne dort mais se réveille aussi épuisée qu’avant de se coucher.
Des troubles cognitifs peuvent également apparaître. Les malades parlent souvent de « brouillard cérébral » : difficultés de concentration, mémoire moins efficace ou impression de réfléchir au ralenti.
Enfin certains souffrent de douleurs musculaires ou articulaires, de maux de tête et d’une intolérance à la position debout, avec vertiges, palpitations ou sensation de faiblesse.
Mais alors, pourquoi cette maladie apparaît-elle ?
Et bien, on ne le sait pas encore précisément. Chez certaines personnes, elle débute après une infection, notamment virale. Les chercheurs étudient plusieurs pistes impliquant le système immunitaire, le système nerveux autonome ou encore le métabolisme énergétique.
Il n’existe d’ailleurs aucun test sanguin unique permettant de confirmer la maladie.
Le diagnostic repose donc sur un ensemble de symptômes caractéristiques, leur durée et l’exclusion d’autres maladies pouvant provoquer une fatigue persistante, comme une anémie, une hypothyroïdie ou certains troubles du sommeil.
Et c’est précisément ce qui rend cette maladie si difficile à identifier.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Nutritionnellement, pourtant, l’échange n’est pas toujours équivalent.
Commençons par les protéines.
Un verre de 250 millilitres de lait de vache apporte environ 8 grammes de protéines de bonne qualité. Une boisson aux amandes ou au riz peut n’en apporter qu’un ou deux grammes. Le lait de soja constitue une exception : sa teneur en protéines est généralement beaucoup plus proche de celle du lait de vache.
Chez un adulte dont l’alimentation contient suffisamment de protéines par ailleurs, ce n’est généralement pas un problème. Mais chez un enfant, une personne âgée ou quelqu’un ayant une alimentation très restrictive, cette différence peut devenir importante.
Deuxième point : le calcium.
Le lait de vache en contient naturellement beaucoup. Certaines boissons végétales sont enrichies pour atteindre une quantité comparable. Mais ce n’est pas systématique.
Si l’on supprime complètement les produits laitiers sans les remplacer par d’autres sources de calcium, les apports peuvent donc devenir insuffisants. À long terme, cela peut être défavorable à la santé osseuse.
Même problème avec la vitamine D et la vitamine B12.
Certaines boissons végétales en contiennent parce que les fabricants les ajoutent. D’autres en apportent très peu. La vitamine B12 mérite une attention particulière chez les personnes suivant une alimentation entièrement végétale, car elle se trouve naturellement essentiellement dans les aliments d’origine animale.
Il faut également regarder l’iode.
Le lait et les produits laitiers représentent une source importante d’iode dans l’alimentation de nombreuses populations. Or beaucoup de boissons végétales ne sont pas enrichies en iode. Un remplacement systématique peut donc réduire sensiblement les apports.
Enfin, « végétal » ne signifie pas automatiquement « meilleur pour la santé ».
Certaines boissons contiennent des sucres ajoutés. Il vaut donc mieux privilégier des versions non sucrées et vérifier leur composition.
Faut-il alors conserver absolument le lait de vache ?
Non.
Un adulte peut parfaitement s’en passer si son alimentation compense les nutriments qu’il apportait. Si l’on souhaite une alternative nutritionnellement proche, une boisson au soja non sucrée et enrichie en calcium et en vitamines constitue souvent l’une des options les plus intéressantes.
Le véritable piège est donc de considérer toutes les boissons végétales comme des substituts nutritionnels directs du lait.
Remplacer un verre blanc par un autre verre blanc paraît anodin.
Mais à l’intérieur, leur composition peut être très différente.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - On nous répète depuis l’enfance qu’il faut se brosser les dents après les repas. Cela paraît parfaitement logique : on mange, des résidus restent dans la bouche, alors on prend immédiatement sa brosse à dents pour nettoyer tout cela.
Pourtant, dans certaines situations, c’est précisément le mauvais moment.
Pour comprendre pourquoi, il faut s’intéresser à l’émail, cette couche extrêmement dure qui recouvre nos dents.
Après avoir consommé des aliments ou des boissons acides — comme des agrumes, des sodas, du jus de fruits, du vin ou certaines vinaigrettes — le pH de la bouche diminue. Autrement dit, l’environnement devient temporairement plus acide.
Or l’acidité favorise la déminéralisation de la surface de l’émail. Celui-ci ne devient évidemment pas mou comme du beurre, mais sa surface est momentanément plus vulnérable à l’usure.
C’est là que la brosse à dents peut poser problème.
Si vous vous brossez vigoureusement les dents immédiatement après cette exposition acide, l’action mécanique de la brosse et du dentifrice peut accentuer l’érosion de cette surface fragilisée.
Paradoxalement, en voulant protéger vos dents au plus vite, vous risquez donc de favoriser leur usure.
Heureusement, notre bouche possède son propre système de défense : la salive.
Après le repas, elle contribue progressivement à neutraliser les acides et fournit notamment du calcium et du phosphate, qui participent au processus de reminéralisation de l’émail.
C’est pourquoi, après une consommation particulièrement acide, il est généralement préférable d’attendre avant de sortir sa brosse à dents. Une recommandation courante consiste à patienter environ 30 minutes, et parfois jusqu’à une heure selon les conseils dentaires.
En attendant, on peut simplement se rincer la bouche avec de l’eau. Mâcher un chewing-gum sans sucre peut également stimuler la production de salive.
Mais attention à ne pas transformer cette recommandation en règle absolue.
Le problème n’est pas le simple fait d’avoir mangé. C’est surtout l’acidité et le risque d’érosion qui justifient d’attendre. Et cela ne remet évidemment pas en cause l’importance du brossage : deux fois par jour pendant environ deux minutes, avec un dentifrice fluoré.
Retenez donc cette idée assez contre-intuitive : après un jus d’orange, un soda ou un repas très acide, vos dents n’ont pas immédiatement besoin d’être frottées.
Elles ont d’abord besoin d’un peu de temps.
Le temps que la salive fasse son travail et que l’émail retrouve un environnement moins agressif.
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