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Le jour où la Joconde a disparu
Paris, 22 août 1911. La chaleur est écrasante. Depuis des semaines, une canicule étouffe la capitale. Dans les salles du Musée du Louvre, Monsieur Poupardin, brigadier, cherche un peu de répit. Les murs épais du palais conservent encore une fraîcheur relative, seul refuge en cette journée suffocante.
Le musée est fermé au public. Comme chaque jour de fermeture, seuls quelques peintres copistes sont autorisés à circuler librement pour reproduire les œuvres. Parmi eux, Monsieur Louis Béroud se présente, visiblement agacé. Il avait choisi de travailler sur un chef-d’œuvre précis : La Joconde, exposée dans le Salon Carré.
Arrivé dès l’ouverture pour profiter du calme, il découvre une absence incompréhensible. Le tableau n’est plus là. À sa place, rien… sinon les clous au mur.
Surpris mais peu inquiet, Poupardin reste maître de lui-même. Ce genre de situation peut s’expliquer. Les jours de fermeture, certaines œuvres sont parfois déplacées, notamment vers les ateliers de reproduction photographique de la Maison Braun. Inutile, pense-t-il, d’alerter immédiatement la direction.
Il décide de vérifier.
Mais non. Le tableau n’est pas à l’atelier.
L’inquiétude gagne alors le personnel. L’ordre est donné de fouiller chaque salle, chaque couloir, chaque réserve. Si c’est une plaisanterie, elle est de très mauvais goût.
Le musée est inspecté de fond en comble. Rien.
Enfin… presque rien.
Près d’un escalier de service, abandonné au sol, un objet attire l’attention : le cadre de la Joconde.
Vide.
Cette fois, il n’y a plus de doute.
On a volé la Joconde !
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