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Choses à Savoir HISTOIRE

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  • Choses à Savoir HISTOIRE

    Pourquoi une simple affiche a-t-elle fait trembler un royaume ?

    18/01/2026 | 2 min

    L’affaire des Placards est l’un de ces événements où une simple feuille de papier déclenche une tempête politique… et change le destin d’un pays. Nous sommes dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534, sous le règne de François Ier.Cette nuit-là, des affiches — qu’on appelle alors des “placards” — apparaissent dans plusieurs villes du royaume, notamment à Paris, Orléans, Tours, Rouen, et même Blois. Leur contenu est explosif : ce sont des textes violemment hostiles à la messe catholique, accusée d’être une idolâtrie, et dénonçant ce que les auteurs voient comme une corruption de l’Église.Jusqu’ici, François Ier avait une attitude relativement prudente envers les débuts de la Réforme. Certes, le protestantisme inquiète, mais le roi hésite. Il protège parfois certains humanistes, et reste surtout préoccupé par l’équilibre diplomatique avec le pape et l’empereur Charles Quint.Sauf qu’avec ces placards, on franchit une ligne rouge.Le scandale devient immense quand un de ces textes est placardé jusque sur la porte de la chambre du roi, ou à proximité immédiate de ses appartements. Et là, ce n’est plus une querelle religieuse abstraite : c’est une atteinte directe à l’autorité royale. François Ier y voit une provocation, une insulte, presque une menace.La réaction est brutale. Le roi ordonne une répression exemplaire contre ceux qu’on appelle alors les “luthériens”, même si le mouvement protestant français est plus complexe. Des arrestations ont lieu, des procès sont menés, et plusieurs personnes sont exécutées, notamment par le feu.François Ier organise aussi une grande cérémonie publique : une procession solennelle à Paris, où il affirme sa fidélité à la foi catholique. Autrement dit : il faut montrer à la France, mais aussi à Rome, que le roi ne tolérera pas l’hérésie.Historiquement, l’affaire des Placards marque un tournant : la rupture entre la monarchie et les milieux réformés. Jusque-là, certains espéraient une réforme religieuse “douce”, compatible avec le royaume. Après 1534, la politique change : le protestantisme devient synonyme de danger, d’instabilité, et de défi à l’ordre.C’est aussi un prélude aux conflits à venir : en quelques décennies, la France basculera dans les guerres de Religion. Tout est parti d’affiches, collées en pleine nuit… mais qui ont fait vaciller un royaume. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    D'où vient le fameux “tea time” anglais ?

    15/01/2026 | 2 min

    Le tea time anglais, ou afternoon tea, est aujourd’hui l’un des symboles les plus reconnaissables de la culture britannique. Pourtant, cette tradition si codifiée est née assez tardivement, au début du XIXᵉ siècle, et doit beaucoup à une femme aujourd’hui presque oubliée : Anna Russell.Pour comprendre son origine, il faut d’abord regarder les habitudes alimentaires de l’Angleterre victorienne. À cette époque, les classes aisées ne prenaient que deux repas principaux : un petit-déjeuner relativement léger et un dîner servi très tard, souvent entre 19 et 21 heures. Entre les deux, la journée pouvait sembler interminable, surtout pour les femmes de l’aristocratie, soumises à un emploi du temps rigide fait de visites, de promenades et de réceptions mondaines.Anna Russell, septième duchesse de Bedford et proche de la reine Victoria, se plaint régulièrement d’un malaise très précis : ce qu’elle appelle the sinking feeling, une sensation de faim et de fatigue en milieu d’après-midi. Pour y remédier, elle prend l’habitude de se faire servir, vers 16 heures, une tasse de thé accompagnée de pain, de beurre et de petits gâteaux, dans ses appartements privés. Ce geste, au départ purement pratique, va rapidement prendre une dimension sociale.La duchesse commence en effet à inviter ses amies à la rejoindre pour partager ce moment. Très vite, ce rendez-vous devient une véritable institution mondaine. Le thé n’est plus seulement une boisson, mais un prétexte à la conversation, à l’élégance et à la sociabilité. La pratique se diffuse dans l’aristocratie, puis dans la bourgeoisie, à mesure que le thé devient plus accessible grâce au commerce avec l’Empire britannique.Le teatime s’accompagne alors de règles précises : vaisselle raffinée, pâtisseries délicates, sandwiches au concombre, scones servis avec crème et confiture. Ce rituel incarne parfaitement les valeurs victoriennes : retenue, politesse, maîtrise de soi. Rien n’y est excessif, tout est mesuré, du geste à la parole.Il est important de distinguer l’afternoon tea du high tea, souvent confondus. Contrairement aux idées reçues, le high tea était un repas plus copieux, pris en fin de journée par les classes populaires. L’afternoon tea, lui, est un rite aristocratique, né dans les salons feutrés de l’élite.Ainsi, le teatime anglais n’est pas une tradition ancestrale immuable, mais une invention sociale née d’un simple creux dans l’estomac. Grâce à Anna Russell, un besoin personnel s’est transformé en un rituel emblématique, rappelant que l’Histoire se construit aussi autour de petites habitudes devenues grandes traditions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    Pourquoi le jaïnisme est une religion surprenante ?

    14/01/2026 | 2 min

    Le jaïnisme est l’une des plus anciennes religions de l’Inde encore pratiquées aujourd’hui. Né il y a près de trois millénaires, il est contemporain, voire légèrement antérieur, au bouddhisme et s’inscrit dans le même vaste mouvement de remise en question du ritualisme védique. Pourtant, le jaïnisme demeure moins connu, alors même qu’il a profondément influencé la pensée religieuse et philosophique indienne.La tradition jaïne reconnaît une lignée de maîtres spirituels appelés Tirthankaras, littéralement « ceux qui ouvrent le gué ». Le plus célèbre d’entre eux est Mahavira, qui aurait vécu au VIᵉ siècle avant notre ère. Il n’est pas considéré comme un dieu, mais comme un être humain parvenu à l’illumination par un ascétisme radical et une parfaite maîtrise de soi. Son enseignement repose sur un principe central : l’ahimsa, la non-violence absolue envers tout être vivant.Dans le jaïnisme, la non-violence n’est pas une métaphore morale, mais une exigence concrète et quotidienne. Tous les êtres, visibles ou invisibles, possèdent une âme. Insectes, plantes, animaux, micro-organismes : tous méritent le même respect. C’est pourquoi le végétarisme y est poussé à l’extrême, excluant parfois même les racines, comme les pommes de terre ou les oignons, dont l’arrachage détruirait des formes de vie souterraines.Cette logique explique aussi certaines pratiques spectaculaires. Certains moines jaïns portent un masque couvrant la bouche, afin d’éviter d’inhaler et de tuer des micro-organismes présents dans l’air. D’autres se déplacent avec un petit balai, souvent en plumes, pour nettoyer le sol avant de s’asseoir ou de marcher, et ainsi ne pas écraser d’insectes. Ces gestes, qui peuvent sembler excessifs, sont en réalité l’expression d’une cohérence philosophique absolue.Le jaïnisme vise un objectif clair : libérer l’âme du cycle des renaissances, appelé samsara. Chaque acte violent, même involontaire, alourdit l’âme et l’éloigne de la libération. À l’inverse, la discipline morale, l’ascèse et la compassion permettent d’atteindre le salut, le moksha.Bien que numériquement minoritaire, le jaïnisme a exercé une influence considérable sur la pensée indienne, notamment sur le bouddhisme, qui reprend l’idée de non-violence, de détachement et de libération par la discipline personnelle. Le jaïnisme rappelle ainsi qu’une religion peut marquer l’Histoire non par la conquête ou le nombre, mais par la radicalité de ses principes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    Pourquoi “le discours perdu de Lincoln” est-il si célèbre ?

    13/01/2026 | 2 min

    Parmi les discours les plus mystérieux de l’histoire américaine, le “discours perdu” d’Abraham Lincoln occupe une place à part. Aucun enregistrement, aucune transcription complète… et pourtant, il est devenu légendaire. Comment un discours dont on ne possède presque rien a-t-il pu acquérir une telle renommée ?Nous sommes en 1856, à Bloomington, dans l’Illinois. Lincoln, encore loin de la présidence, s’adresse à une convention du tout nouveau Parti républicain. Le sujet est explosif : l’extension de l’esclavage dans les nouveaux territoires américains. Lincoln prend la parole après plusieurs intervenants, sans notes apparentes, et parle pendant près d’une heure. À la fin, la salle est sidérée.C’est là que naît la légende. Les journalistes présents n’écrivent presque rien. Certains racontent avoir posé leurs crayons, incapables de suivre tant le discours était intense. D’autres expliquent qu’ils étaient trop absorbés pour prendre des notes. Résultat : aucun texte officiel n’a survécu. D’où son surnom, le Lost Speech, le discours perdu.Mais l’absence de texte n’a fait qu’amplifier son aura. Les témoignages concordent sur un point : le discours fut exceptionnel. Des auditeurs affirment que Lincoln a atteint ce jour-là une puissance oratoire inégalée, mêlant rigueur logique, colère morale et vision politique. Il n’aurait pas simplement critiqué l’esclavage ; il aurait posé les bases intellectuelles et éthiques de la lutte à venir.Ce discours est devenu célèbre aussi parce qu’il marque un tournant dans la carrière de Lincoln. Après Bloomington, il n’est plus seulement un avocat brillant ou un politicien local. Il devient une figure nationale, reconnue comme l’un des esprits les plus clairs et les plus fermes contre l’esclavage. Deux ans plus tard, ses célèbres débats avec Stephen Douglas confirmeront cette réputation.Le paradoxe est là : ce discours est célèbre précisément parce qu’il est absent. Ne pas pouvoir le lire pousse historiens et citoyens à l’imaginer, à le reconstituer mentalement à partir de fragments et de souvenirs. Il incarne l’idée qu’un moment peut être historiquement décisif sans laisser de trace matérielle directe.Enfin, le “discours perdu” symbolise quelque chose de plus profond : la puissance de la parole politique à l’ère pré-médiatique. Une parole capable de bouleverser une salle entière, de changer des trajectoires politiques, et de marquer l’Histoire… même en disparaissant. Une leçon fascinante sur la mémoire, le mythe et la force des mots. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    Pourquoi les samouraïs se noircissaient-ils les dents ?

    12/01/2026 | 1 min

    À première vue, l’idée peut sembler déroutante, voire inquiétante : pendant des siècles, les samouraïs — et plus largement l’élite japonaise — noircissaient volontairement leurs dents. Cette pratique, appelée ohaguro, n’avait pourtant rien de marginal ou de grotesque. Elle était au contraire profondément ancrée dans les codes esthétiques, sociaux et symboliques du Japon traditionnel.D’abord, il faut comprendre que le noir n’était pas perçu comme une couleur négative. Dans le Japon ancien, le noir évoquait la maturité, la stabilité et la retenue. À l’inverse, des dents blanches étaient souvent associées à l’enfance ou à l’animalité. Se noircir les dents marquait donc le passage à l’âge adulte, en particulier pour les membres de l’aristocratie et les guerriers. Pour un samouraï, arborer des dents noires, c’était afficher sa dignité et son rang.Mais l’ohaguro était aussi un puissant marqueur social. À certaines époques, seuls les nobles, les femmes mariées et les samouraïs de haut rang avaient le droit — ou le devoir — de pratiquer ce rituel. Il signalait la loyauté, notamment dans le cadre du mariage ou du service d’un seigneur. Noircir ses dents revenait à dire : ma position est établie, je n’ai rien à prouver.La pratique avait également une fonction étonnamment pragmatique. Le mélange utilisé pour l’ohaguro — à base de limaille de fer dissoute dans du vinaigre et mêlée à des tanins végétaux — formait une couche protectrice sur l’émail. Résultat : moins de caries, moins d’infections, dans une société qui ne connaissait ni le dentifrice moderne ni la médecine dentaire. D’un point de vue sanitaire, ces dents noires étaient souvent… en meilleure santé que bien des dents blanches européennes de la même époque.Chez les samouraïs, l’ohaguro prenait enfin une dimension morale et guerrière. Le guerrier idéal devait faire preuve de maîtrise de soi, de constance et de fidélité. Le noir, couleur stable et immuable, incarnait ces valeurs mieux que l’éclat trompeur du blanc. Dans une culture où l’apparence reflète l’âme, les dents noires devenaient un prolongement du code d’honneur.La pratique disparaît progressivement à la fin du XIXᵉ siècle, lorsque le Japon s’ouvre à l’Occident et adopte ses normes esthétiques. Aujourd’hui, elle peut surprendre, mais elle rappelle une chose essentielle : les critères de beauté ne sont jamais universels. Ce que nous jugeons étrange était autrefois le symbole même de l’élégance et de la noblesse au Japon, pays à l’histoire et aux codes profondément singuliers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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