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    Dans le sud de la Syrie, les habitants sous la menace de l'armée israélienne

    10/04/2026
    Depuis le début de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, les autorités syriennes tentent de se maintenir à l’écart du conflit. Mais dans le sud du pays, les incursions israéliennes se multiplient depuis la chute de Bachar el-Assad. La semaine dernière, l’armée israélienne a même utilisé, pour la première fois, le sol syrien pour mener des opérations au Liban. Un jeune berger a également été tué. Dans ces villages frontaliers, les habitants redoutent une escalade. Ils craignent qu’Israël, qui pilonne actuellement le sud du Liban, ne cherche à étendre son contrôle jusqu’au sud de la Syrie. 
    De notre envoyée spéciale dans les zones frontalières au sud de la Syrie,
    Il s’appelait Oussama al-Fahd. Il avait 17 ans, était parti acheter une bouteille de gaz, vendredi 3 avril, lorsqu’un tir d’obus israélien s’est écrasé sur sa voiture. La carcasse du véhicule est toujours là, gisante, explosée sur le bas-côté. Son père dit ne pas comprendre pourquoi le jeune berger a été ciblé. « Ils ont choisi leur victime au hasard, sans aucune raison. Ils l’ont tué alors qu’il était innocent », dénonce-t-il. 
    Son village, Al-Rafid, se trouve à la lisière du Golan, que l’armée israélienne occupe depuis l’année 1967. Depuis la chute de Bachar al-Assad, cette dernière avance méthodiquement ses troupes à l’intérieur du territoire syrien. Chez Oussama, des positions se trouvent désormais de l’autre côté du jardin. « Depuis la chute d’Assad, Dieu en est témoin, nous n’avons pas eu un seul jour de répit. Israël vole nos terres, et en plus ils s’en réjouissent !, alerte le père du jeune garçon tué. Nous sommes nombreux dans ce village à être déplacés du Golan. Je suis moi-même déplacé du Golan. Nous ne partirons pas à nouveau, nous ne quitterons pas nos terres. Mais nous vivons dans la peur. Dans la peur qu’une guerre éclate demain ou après-demain. »
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    « Ils ont brûlé l’ensemble des terres »
    Le village tout entier vit depuis sous la menace directe des incursions israéliennes. Fadi Al-Mutairi, un voisin, possède 2 hectares de terres sur lesquels il n’est plus autorisé à se rendre. « Ils ont brûlé l’ensemble des terres près de leurs positions avec du glyphosate, soi-disant pour empêcher les bergers de s’approcher de leur frontière », témoigne-t-il.
    Entre ces nouvelles positions, des villages entiers se retrouvent enclavés. Les check-points israéliens se multiplient, empêchant les habitants de circuler. Ce fournisseur a désormais peur de prendre sa voiture pour aller travailler. « Ils choisissent toujours de se positionner sur un passage que l’on ne peut pas contourner en empruntant une route secondaire. Ce sont des barrages temporaires, imprévisibles : on ne peut pas savoir où et quand ils seront installés, s'effraie-t-il. On tombe dessus soudainement, sans pouvoir les anticiper. »
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    « Ils vont prendre toute la région »
    C’est sur un barrage de ce type que Wodi al-Bakri, 21 ans, s’est fait arrêter par des soldats israéliens il y a un an. Son père ne connaît ni la raison de cette arrestation, ni la localisation de sa prison. « Ils vont prendre toute la région, et personne ne reviendra. Israël entre et sort comme il souhaite, sans impunité. Ils comptent tout prendre, ils ont l’intention d’annexer toute la région, toute la province », s'indigne-t-il.
    Dans ces bourgades reculées, l’armée syrienne n’est pas déployée. Il y a seulement quelques contingents des Nations unies, censés maintenir la paix. Pour leurs habitants, il y a surtout la solitude. L’exemple de Gaza dévastée, plus récemment celui du Sud-Liban bombardé. Puis cette question qui revient : « Qui, aujourd’hui, est en mesure d’arrêter l’État israélien ? »
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    Concert de Céline Dion à Paris: rude bataille pour la billetterie aussi bien au Canada qu'en France

    10/04/2026
    Neuf millions, c’est la population de l’Autriche, ou celle de New York. C’est aussi le nombre de personnes inscrites à la loterie officielle pour tenter d'obtenir un billet pour Céline Dion. Seize concerts, mais aucun chez elle au Canada. Pour voir la diva, c'est à Paris, en septembre prochain, que ça se passe. Un rendez-vous qui tourne au casse-tête pour ses milliers de fans québécois, coincés entre le décalage horaire, les algorithmes capricieux et des prix qui s'envolent.
    Avec notre correspondant à Montreal, Nafi Alibert
    Un latte dans une main, un téléphone dans l’autre. Ariane hésite : « Ma préférée, il y en a tellement. Celle-là. J’irais où tu iras ». Sur son écran les titres de la diva québécoise défilent sans fin. « En fait, je pense que ma playlist, c'est juste toutes les chansons de Céline… ça doit faire un bon dix heures peut-être ».
    Mais ce qu'Ariane cherche vraiment aujourd'hui, ce n’est pas de la musique : « Je regardais voir si j'avais reçu un courriel pour la prévente… Rien encore. » Alors elle rafraîchit la page. Encore. Et encore. « Trois ou quatre fois par heure peut-être. Attends, je regarde encore. Mais non, je n'ai rien. Je n'ai pas eu de chance ». 
    Après plusieurs jours d'attente, pas d’accès aux places en prévente pour elle
    « Je vais essayer de rester positive et d'espérer accéder à des billets à la vente normale ».
    Ariane le sait, les centaines de milliers de places disponibles risquent de s’envoler en un rien de temps. « Moi et mes copines, il va falloir qu'on se fasse un petit plan de match. On se met toutes à la même heure sur l'ordi en essayant d'avoir les billets. Il faudrait que je mette mon alarme. » 
    La vente générale ouvre à dix heures, heure de Paris… soit quatre heures du matin, au Québec
    « Pour Céline, on peut se lever à n'importe quelle heure », lance Jérôme. Mais lui n’aura pas besoin de réveil. Il a tiré le bon numéro dans la loterie planétaire qui a laissé Ariane, et des millions d’autres fans sur le carreaux. Il a déboursé 400  euros pour une place VIP pour la première. « Je suis comme, oh, my God, C'est incroyable. ça va arriver ! »
    Céline, c’est bien plus qu’un concert
    « Céline elle fait partie de ma vie, souligne Jérôme. Quand René est décédé, je suis allé faire la queue pendant trois heures à l'extérieur à Montréal, à moins de 31 degrés, en plein mois de janvier pour aller sur sa tombe. Comme quoi, aller jusqu'à Paris, pour Céline ça ne me freine pas.  C'est une espèce de pèlerinage collectif que je n'ai jamais fait ».
    Un pèlerinage. Le mot dit tout pour Danick Trottier, professeur de musicologie, spécialiste de Céline Dion. « C'est une des dernières stars de la pop planétaire du 20e siècle à avoir un public aussi fidèle et qui veut la revoir énormément sur scène ». 
    Derrière l’engouement, les prix eux s’envolent déjà. « On a entendu des 2000 à 3000 dollars », selon Danick Trottier.
    Face à cette flambée, Ariane hésite : « C’est quand même intense ». Pour elle, le billet reste un rêve. Plus proche que jamais… mais déjà peut-être hors de portée.
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    Législatives en Hongrie: dans les villages, le parti de Viktor Orban reste favori

    09/04/2026
    En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban, à la traîne dans les sondages pour l'élection du 12 avril, subit sans doute l'usure inévitable du pouvoir après 16 ans de gouvernement. Mais il reste tout de même très populaire. Son électorat est estimé aujourd'hui à environ 2,5 millions de personnes. Viktor Orban a surtout la cote dans les petites villes de province. Choyés par le dirigeant nationaliste, ces communes et villages sont depuis longtemps un bastion de son parti, le Fidesz. C'est là que se joueront les élections législatives, soulignent les analystes. Dans ces villages, les routes et les conduites d'eau ont été refaites, les bâtiments publics isolés, les bains thermaux rénovés. Le chef du Fidesz a su donner aux Hongrois un sentiment de stabilité et de sécurité. Reportage de notre correspondante à Martonvasar, dans l'une de ces petites communes, à mi-chemin entre Budapest et le lac Balaton.
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    Vietnam: Hanoï se rêve en capitale mondiale avec sa «nouvelle ère» d'urbanisation

    07/04/2026
    Hanoï, capitale du Vietnam, veut s'imposer comme une mégapole internationale. Une ambition réaffirmée lors du XIVe congrès du Parti communiste en janvier, marquant l'entrée du pays dans une « nouvelle ère », parfois présentée comme une seconde phase de renouveau économique du pays. Hanoï prévoit notamment la construction du plus grand stade du monde en périphérie et un opéra luxueux, symbole de « soft power ». La ville change de visage à grande vitesse, au point d'inquiéter certains riverains.
    De notre correspondant à Hanoï,
    Un opéra à l'allure futuriste, coiffé d'un dôme inspiré de coquilles d'huîtres : ce nouveau lieu culturel pourrait devenir un symbole fort de « soft power » à Hanoï, au Vietnam. Devant le chantier, dans le quartier de Tây Hô, s'étend le lac de l'Ouest, d'où se reflètent temples bouddhistes et villas au style indochinois. En bord de rive, une femme vend des « banh tôm », c'est-à-dire des beignets de crevettes. Elle espère attirer plus de clientèle une fois l'opéra construit : « Oui, bien sûr, il y en aura sûrement plus. La plupart de nos clients viennent surtout pour faire des offrandes. Ils entrent dans le temple là-bas pour prier. Nous vendons des spécialités traditionnelles du quartier. »
    Pour mener à bien le projet, les constructeurs ont rasé une partie du quartier, suscitant la critique de riverains. Cet habitant estime que le projet d'opéra pourrait perturber la vie locale : « Les habitants vivent ici depuis longtemps, parce que les zones autour sont d'anciens villages. Ici, il y a des ensembles de pratiques culturelles et de traditions anciennes. Donc, les habitants sont installés ici depuis longtemps, ils ne veulent pas changer leur environnement de vie. »
    « Ce que tu peux garder, tu le gardes »
    À Tây Hô, quartier prisé où le foncier a flambé, de nombreux riverains questionnent aussi les indemnisations liées aux expropriations. Les autorités assurent respecter la loi foncière, réformée en 2024, qui prévoit notamment un rôle accru de l'État dans la régulation des prix et des procédures simplifiées pour les investisseurs. Pour Quang Anh, ancien diplomate vietnamien, la tension entre modernité et préservation du patrimoine reste forte à Hanoï : « Il y a une volonté de redéfinir le zonage et de redévelopper largement pour avoir des infrastructures urbaines intégrées. Ce que tu peux garder, tu le gardes, comme les anciennes maisons françaises dans le quartier français ici. Ils veulent les préserver et en faire un patrimoine culturel. »
    Le Vietnam vise une croissance ambitieuse, autour de 10% par an, avec l'objectif de devenir un pays à revenus élevés en 2045. Ces grands chantiers d'infrastructures doivent y contribuer : « Un des piliers clés de cette stratégie sera constitué par ces énormes projets d'infrastructures publiques, avec de gros décaissements qui vont aussi aider à stimuler l'économie. Hanoï, pendant longtemps, a été affectée par une très mauvaise gestion urbaine. »
    Rocades, nouvelles lignes de métro, destructions d'anciens blocs de logements hérités de l'époque soviétique... La planification concerne 126 communes et quartiers à l'échelle de toute la capitale. Hanoï se projette sur un siècle, avec une vision urbaine de long terme qui structure son développement jusqu'à l'horizon 2100.
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    En Espagne, la hausse des frais de scolarité des écoles françaises inquiète les parents d'élèves

    06/04/2026
    À partir de la rentrée 2026, les écoles françaises de l'étranger vont subir une hausse significative des frais de scolarité, décidée unilatéralement par l'État français. Cette décision, dénoncée par les parents d'élèves, poussent certains à déscolariser leurs enfants, alors que près de 400 000 enfants sont scolarisés dans le monde dans ces établissements. En Espagne, l'Association des parents d'élèves est mobilisée. Elle envisage de recourir au tribunal administratif si l'État français persiste. Le reportage de notre correspondante à Barcelone. 
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