Revue de presse Afrique

Ultimo episodio
327 episodi
- « Le séjour européen de Paul Biya, présenté initialement comme un "court séjour privé", a finalement duré près de deux mois et demi », constate Actu Cameroun. Le journal en ligne rappelle que, « la longue absence du président camerounais avait suscité de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Des responsables de l’opposition avaient notamment évoqué l’hypothèse d’une "vacance du pouvoir", poursuit Actu Cameroun. Avec ce retour, Paul Biya met fin à une séquence qui aura alimenté de nombreuses spéculations sur son état, son séjour en Suisse, et la continuité du pouvoir à Yaoundé ».
Le journal camerounais en ligne le Bled Parle estime, lui, que l’affaire est close : « Fin de débat, Paul Biya est de retour. » Plusieurs questions restent toutefois en suspens. Le Bled Parle estime que « les prochains jours devraient permettre de savoir si le président Paul Biya prendra des décisions concernant plusieurs dossiers attendus, notamment la formation d’un nouveau gouvernement et la mise en œuvre des nouvelles dispositions institutionnelles prévues par la constitution ».
Longévité
Autre question posée par le retour de Paul Biya : la longévité du président camerounais au pouvoir. « Au-delà de son retour au pays, estime Afrik.com, cette longue absence du président camerounais, âgé de 93 ans et au pouvoir depuis 1982, remet au premier plan les interrogations sur la continuité de l'État, la transparence autour de la présidence et la capacité du système camerounais à fonctionner efficacement autour d’un chef de l'État de plus en plus discret ».
« À 93 ans, poursuit Afrik.com, Paul Biya reste le plus ancien chef de l'État en exercice dans le monde (…) Sa longévité au pouvoir fait de la question de sa succession un sujet politique incontournable, même lorsqu’elle n’est pas officiellement inscrite à l’agenda du pouvoir ».
Santé
Une longévité exceptionnelle qui s’accompagne de nombreuses questions sur la santé de Paul Biya. Jeune Afrique raconte ainsi qu’à son retour à l’aéroport de Yaoundé, et « comme ce fut le cas à chacun de ses retours au Cameroun ces dernières années, le chef de l'État a discrètement débarqué du côté droit de l’Airbus de location, grâce à un engin de levage spécialement réquisitionné pour lui éviter l’effort physique de descendre l’escalier abrupt d’accès à l’aéronef ».
Une scène, précise Jeune Afrique, « qui n’a pas été filmée » par la télévision nationale, « seule admise sur le tarmac » de l’aéroport. Cette même télévision nationale qui, le 20 mai dernier, « avait promptement coupé les images lorsque le chef de l'État, âgé de 93 ans, avait fait un malaise », poursuit Jeune Afrique qui pense connaître les raisons exactes du séjour en Suisse de Paul Biya.
Opération chirurgicale
« Selon nos informations, Paul Biya a bien subi une intervention chirurgicale sur un genou qui le fait souffrir depuis des années, au point d’entraver sa mobilité. L’opération était préconisée par ses médecins depuis fort longtemps ». La santé de Paul Biya reste un sujet sensible.
Aux yeux d’Afrik.com, « l’absence prolongée du chef de l'État a mis en lumière, une fois de plus, le manque de communication officielle autour de la présidence. Le gouvernement avait déjà été critiqué lors d’une précédente absence prolongée de Paul Biya en 2024, au point d’interdire les discussions publiques sur son état de santé ». - Et même au péril de sa vie. C’est le cas, tous les jours, pour les milliers et les milliers d’orpailleurs qui creusent le sol sur le continent africain, parfois avec des outils rudimentaires, que ce soit au Ghana, au Mali, en Afrique du Sud ou encore en RDC ou au Burkina Faso.
Dernier drame en date : au moins 100 personnes sont mortes lors d’un glissement de terrain avant-hier dans la mine d’or artisanale de Zamboï, dans l’ouest de la République centrafricaine, à la frontière avec le Cameroun. « Les éboulements sont fréquents dans les mines de cet État d’Afrique centrale, dont les sols sont particulièrement riches et convoités, souvent exploités illégalement, hors de tout contrôle étatique », pointe Le Monde Afrique.
Le quotidien rappelle que « le Cameroun s’est doté d’un nouveau code minier en 2023. Mi-juillet, le gouvernement camerounais avait annoncé le renforcement des contrôles dans la filière aurifère, après qu’un important écart eut été constaté entre les exportations d’or déclarées par les douanes camerounaises et les importations déclarées par les pays importateurs, notamment les Émirats arabes unis. Selon le gouvernement camerounais, plus de 200 sociétés exercent des activités minières sans titre ou autorisation régulière dans le pays. »
Avertissements
L’Infodrome en Côte d’Ivoire précise pour sa part que « le parquet de la ville centrafricaine de Baboua, à une cinquantaine de km de la mine, a ouvert une enquête judiciaire. Le maire de la commune de Garoua-Boulaï (située côté Cameroun), Adamou Abdon, a évoqué les fortes pluies qui se sont récemment abattues sur la région, fragilisant des sols déjà instables. Ce drame, pourtant, n’est pas une surprise, relève L’Infodrome.
« Depuis plusieurs semaines, des avertissements avaient été lancés, notamment sur les réseaux sociaux. Les orpailleurs de la zone travaillent dans des conditions de sécurité déplorables, sans aucune réglementation. Il y a trois mois, rappelle le site, plus de 200 sites aurifères clandestins avaient été fermés à la suite d’une opération du ministre des Mines camerounais. Mais les activités ont repris dès le départ des autorités. Une triste répétition d’un drame précédent : en juin dernier, un effondrement similaire avait déjà fait plusieurs dizaines de morts à Bé-Mbari, également à la frontière. »
« Seuls comptent la poudre et les cailloux qui brillent… »
WakatSéra au Burkina Faso dénonce ce qu’il appelle « l’or de la mort : comme à Zamboï, ces gouffres de la mort sont installés par milliers, s’insurge le site, pas qu’en Centrafrique et au Cameroun, mais presque partout sur le continent, au mépris de toute mesure sécuritaire et des règles d’hygiène élémentaires. La vie humaine n’a plus aucune valeur dans ces lieux de haute prostitution et de trafics en tous genres. Seuls comptent la poudre et les cailloux qui brillent et qui font miroiter une vie de pacha, ou tout au moins des lendemains à l’abri du besoin. Sauf que (…) l’aventure finit parfois dans les entrailles de la terre, au détour d’un effondrement.
« Comme à Zamboï ! (…) En Centrafrique, au Cameroun, en Côte-d’Ivoire, et partout ailleurs en Afrique, où la ruée vers l’or, sauvage ou mal contrôlée, tue au quotidien, il est temps de prendre les mesures qui s’imposent, s’exclame encore WakatSéra. Il y va de la protection de la vie humaine et de l’environnement. »
Transformer la ressource aurifère en levier de développement durable
Reste que l’or, en raison de l’envolée des cours, prend une place prépondérante dans les économies du continent. Notamment en Centrafrique qui a exporté l’année dernière 313 millions de dollars de métal jaune. Un chiffre avancé par le site Afric Telegraph qui relève que cette « montée en puissance des exportations d’or pose avec acuité la question de la gouvernance du secteur minier. Depuis plusieurs années, les autorités centrafricaines s’efforcent de renforcer la traçabilité des flux, dans un contexte où le pays a été régulièrement pointé du doigt pour les risques de commerce illicite. La présence d’opérateurs étrangers, notamment russes, dans le secteur extractif centrafricain complexifie le tableau. (…) Pour Bangui, l’enjeu des prochaines années, pointe encore Afric Telegraph, consistera à transformer cette manne aurifère en levier de développement durable. Cela suppose de renforcer la fiscalité minière, d’améliorer la collecte des redevances et de canaliser une partie des recettes vers la diversification de l’appareil productif. Les autorités de Bangui devront également composer avec les exigences croissantes des partenaires internationaux en matière de transparence, dans un secteur où les zones grises restent nombreuses. » - « Ils ont 19, 27 ou 30 ans, relate Le Monde Afrique. Ils travaillent, étudient, ont parfois des diplômes et des enfants. Mais entre les salaires de misère, le coût du logement, des études, et l’impossibilité de partir légalement, ils ne parviennent plus à imaginer leur vie au Maroc. Fin juillet, deux jours durant, des dizaines de milliers de jeunes Marocains se sont jetés à la mer pour rejoindre, à la nage, l’enclave espagnole de Ceuta, convaincus que l’avenir dans leur pays se résume à un horizon bouché. »
Le Monde Afrique nous raconte le parcours d’Othman : « 27 ans et un master en économie et finance. Après ses études, il devient téléconseiller dans un centre d’appels à Casablanca. "Je gagnais 4 000 dirhams par mois. Une fois le loyer payé, il ne me restait rien pour vivre", précise-t-il. Le jeune homme retourne finalement s’installer chez ses parents, à Fnideq, la ville frontalière de Ceuta, et y devient serveur pour 3 500 dirhams par mois. "Je prends de l’âge, mais je reste dépendant de mes parents, regrette celui qui parle couramment trois langues. Je ne m’en sors pas seul, comment voulez-vous que je puisse me projeter ? Fonder une famille ?" Alors quand Othman voit des jeunes courir vers la frontière de Ceuta, il pose son plateau, ne prend même pas le temps de se changer et se joint à eux. (…) Selon un rapport de la Banque mondiale publié au printemps, précise encore Le Monde Afrique, (au Maroc) plus de 43 % des diplômés de l’enseignement supérieur âgés de 25 à 34 ans occupent un emploi inférieur à leur niveau de formation. »
Un pays pourtant en pleine expansion.
Pourtant, relève Jeune Afrique, « vu d’en haut, le Maroc va plutôt bien. La croissance a atteint 4,9 % en 2025, les investissements ont progressé de 16,3 % et les investissements directs étrangers de 74,3 %. Le tourisme a battu un nouveau record avec près de 20 millions de visiteurs. L’inflation est retombée à 0,8 % et le déficit budgétaire à 3,5 % du PIB. Quant à l’industrie, elle continue de monter en gamme. Or, pointe Jeune Afrique, à mesure que l’on descend dans les étages de l’économie et de la société, le tableau change. Le Maroc ne manque ni de capitaux ni de grands projets, mais ceux-ci peinent à irriguer l’ensemble de son économie. Trop peu d’emplois créés, des PME qui grandissent difficilement, des investissements étrangers encore mal connectés au tissu local et de fortes disparités territoriales : le défi n’est plus seulement de produire de la croissance, mais de mieux en répartir les bénéfices. C’est précisément sur l’emploi, mais aussi la santé et l’éducation, qu’avait émergé le mouvement GenZ212, à l’automne de l’année dernière. »
En effet, relève encore le site panafricain, « chez les jeunes, le chômage atteint 37,2 %. Le Maroc réussit mieux à attirer le capital qu’à le transformer en emplois. »
« Friction sécuritaire »
Dans la presse marocaine, prudence. Pour le site Le 360, le drame de Ceuta est dû d’abord à un problème territorial : « Cet épisode remet brutalement en lumière, écrit-il, l’anomalie géopolitique de Ceuta et Melilla, deux villes occupées en terre marocaine dont le statut actuel est à l’évidence intenable. (…) Ces enclaves continentales, si ce ne sont les vestiges d’une époque révolue, n’irradient rien et ne génèrent que de la friction sécuritaire. »
Par ailleurs, Le 360 affirme que les migrants de Ceuta n’étaient pas majoritairement marocains : « D'après nos sources, écrit le site marocain, les candidats à l’exil étaient à 60 % des ressortissants algériens, en embuscade dans la région et guettant la moindre brèche pour traverser, et à 35 % marocains, principalement des jeunes attirés par les rumeurs d’impunité et de régularisation immédiate. Les autres 5 % étaient originaires d’Afrique subsaharienne. »
« Offrir des opportunités ! »
Enfin, dans un récent éditorial, le site marocain Hespress reconnaissait que « l’enjeu consiste désormais à prolonger la dynamique économique en faisant de la jeunesse l’un des principaux bénéficiaires et acteurs de cette transformation. L’emploi, la qualité de l’enseignement et de la formation, l’entrepreneuriat, la mobilité sociale et la justice territoriale constituent à cet égard des priorités déterminantes. »
Hespress concluait ainsi : il faut « offrir à la jeunesse marocaine suffisamment d’opportunités, de mobilité sociale et de perspectives pour que ceux qui cherchent à lui vendre l’illusion d’un avenir ailleurs ne trouvent plus de terrain sur lequel prospérer. »
À lire aussiÀ Ceuta, les mineurs marocains refusent le retour réclamé par Rabat - Après plus de trois ans passés en détention, le chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily, alias Ras Bath, et l’influenceuse Rokia Doumbia, « Rose Vie Chère », ou encore Tata Rose Poivron ont été condamnés lundi 17 août à dix ans de réclusion chacun, dont trois avec sursis, ainsi qu’à 240 000 francs CFA d’amende, par la chambre criminelle de la cour d’appel de Bamako.
De longues années de prison donc. Pourquoi ? « Selon l’accusation, rappelle Maliweb, Ras Bath et Rokia Doumbia auraient conjugué leurs efforts pour jeter le discrédit sur les autorités de la Transition à travers des propos tenus lors d’émissions radiophoniques, de rencontres publiques et sur les réseaux sociaux. Rokia Doumbia était notamment accusée d’avoir imputé aux autorités de la transition la responsabilité de la hausse des prix des produits de première nécessité. De son côté, Ras Bath aurait accusé les autorités d’être responsables de la mort (en prison) de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, affirmant que celui-ci n’était pas décédé de manière naturelle. Pour le parquet, la diffusion et l’amplification de ces déclarations sur les réseaux sociaux ont contribué à alimenter les tensions et à troubler l’ordre public. »
Muselés
« La répression des voix dissidentes continue au Mali, constate Jeune Afrique. Devant les juges, Ras Bath, qui est apparu en public pour la première fois depuis plusieurs mois, semblait amaigri et fatigué. Il n’en a pas moins vivement nié les accusations portées à son encontre. Rose Vie Chère a également tenté d’obtenir la clémence des juges, expliquant que son but était “d’avertir les autorités” sur les effets de l’inflation des produits de première nécessité. »
Rien n’y a fait. « Lors de son réquisitoire, pointe Jeune Afrique, le ministère public s’est employé à démontrer la complicité supposée entre Ras Bath et Rose Vie Chère, arguant notamment que le chroniqueur radio avait invité l’influenceuse à deux reprises dans son émission. Le procureur a également résumé la volonté des autorités maliennes vis-à-vis des deux activistes : il a affirmé que Ras Bath était un “danger pour la transition", et qu’il convenait de “le tenir loin des réseaux sociaux et de la radio". C’est désormais chose faite », soupire le site panafricain.
Paranoïa
Ledjely en Guinée hausse encore le ton. Le site guinéen dénonce des accusations « pour le moins risibles » et un « verdict inique ». En effet, poursuit-il, « comment expliquer qu’une émission de radio somme toute ordinaire puisse conduire à une sanction aussi sévère ? Faudrait-il comprendre qu’il est désormais interdit de débattre de la vie chère dans le Mali d’Assimi Goïta ? Mais surtout, comment voudrait-on nous faire croire qu’en invitant Rokia Doumbia sur son plateau, Mohamed Youssouf Bathily se serait rendu coupable d’association de malfaiteurs ? (…) Cette condamnation renvoie du régime malien l’image d’un pouvoir apeuré, gagné par une forme de paranoïa, affirme encore Ledjely. (…) C’est lorsqu’on se sait vulnérable qu’on en vient à traquer la moindre contestation, y compris les débats les plus anodins. Or, dès lors qu’un pouvoir se convainc que sa survie ne tient plus qu’à sa capacité à inspirer la peur et la crainte, c’est le signe qu’il se trouve déjà au bord du précipice ».
Au Burkina Faso, une « immersion patriotique » imposée aux journalistes
À la Une également, la presse encadrée de très près au Burkina Faso. Une quarantaine de journalistes issus de médias publics et privés ont récemment participé à une formation militaire organisée par les autorités à l’Académie de police de Pabré, près de Ouagadougou. « Une immersion destinée à les familiariser avec les réalités des forces de défense et de sécurité engagées dans la lutte contre les groupes armés », relate Afrik.com qui s’interroge : « Immersion patriotique ou restriction de la liberté de la presse ? »
Pour Sahel Horizon, site d’opposition aux régimes militaires sahéliens, la réponse est claire : c’est la « fabrique du consentement et de la propagande. L’État ne cherche pas à aiguiser le regard critique ou la vérification des faits ; il tente de transformer la presse en instrument d’alignement idéologique, réduisant l’information à une communication d’état-major. (…) Voilà l’imposture, dénonce encore Sahel Horizon : on promet une révolution, on installe une dictature. On promet la souveraineté, on confisque la parole ». - « Les Lionnes indomptables ont décroché le premier titre continental de leur histoire, se félicite Actu Cameroun. Le Cameroun a dominé le Malawi (3 buts à 0), hier soir, en finale de la CAN Féminine 2026, au terme d’une prestation parfaitement maîtrisée. Portées par une Marie Gisele Ngah Manga en état de grâce et une Naomie Eto inspirée, les Camerounaises ont rapidement pris les commandes de la rencontre. Ngah Manga a frappé à deux reprises, tandis que Naomie Eto a également trouvé le chemin des filets pour sceller le succès camerounais. Solides dans tous les secteurs du jeu et nettement supérieures à leurs adversaires, relève encore Actu Cameroun, les Lionnes ont livré une finale pleine d’autorité. Le Malawi, pourtant tombeur de plusieurs adversaires durant la compétition, n’a jamais réussi à véritablement les inquiéter ».
La fin du règne des Super Falcons
« Ce sacre vient mettre fin à une longue attente, constate pour sa part Afrik.com. Le Cameroun avait déjà atteint la finale de la CAN féminine en 2004, 2014 et 2016, sans jamais parvenir à soulever le trophée. Pour leur quatrième finale, les Lionnes indomptables ont cette fois répondu présentes ».
En effet, renchérit WakatSéra avec des accents lyriques : « en rugissant par trois fois dans cette apothéose inédite et historique contre des Malawites qui ont, visiblement, perdu leur mordant des rencontres précédentes, les Camerounaises, malgré une polémique heureusement vite éteinte de primes de qualification, ont mis fin à un règne interminable, et presque sans partage, des Super Falcons nigérianes sur le football féminin africain. Désormais, après la razzia des 10 titres du Nigeria, les Camerounaises viennent, enfin, de monter sur le toit de l’Afrique, dans une finale qu’elles ont dominée de la tête et des pieds ».
L’Algérie arrache la 3e place
Dans la petite finale avant-hier, l’Algérie est venue à bout du Maroc…
« L’Algérie renverse le Maroc et arrache la 3e place », jubile Le Matin d’Algérie. À la fin de la rencontre, relate le quotidien algérien, « l’arbitre a accordé un penalty litigieux au Maroc après un léger contact entre Diki et Smits. Mais la marocaine Nouhaila Benzina a trouvé le poteau et n’a donc pas pu conclure. Un raté aux lourdes conséquences puisque les Marocaines ne s’en sont pas remises lors de la rocambolesque séance de tirs aux buts qui a suivi, marquée par de nombreux ratés ».
C’est « la malédiction du point de pénalty », pour le Maroc, s’exclame Afrik.com. Avant-hier soir, « lors de la séance de tirs au but, la gardienne algérienne Chloé N’Gazi a (en effet) repoussé deux tentatives marocaines. (…) Et déjà, dans cette même CAN, lors de la troisième journée de poules contre le Sénégal, les Marocaines avaient raté deux penalties en l’espace de 4 minutes ».
Afrik.com qui rappelle aussi ce pénalty manqué lors de la finale de la CAN messieurs. C’était en janvier dernier contre le Sénégal : la fameuse panenka manquée de Brahim Diaz…
Accorder plus de crédit au football féminin africain !
Enfin, cette réflexion de Ledjely en Guinée : « s’il y a un enseignement à tirer de cette 14ème édition de la CAN féminine, c’est bien la nécessité d’accroître le soutien au football féminin. Certes, nous n’en sommes pas encore au même niveau que la CAN masculine. Mais tout de même, certaines rencontres du tournoi qui vient de s’achever ont offert un football de grande qualité, au point qu’on a eu le sentiment que, si nos footballeuses bénéficiaient de la même attention et du même accompagnement que nos footballeurs, elles pourraient nous offrir des prestations encore plus abouties. Mais, pour une fois, pointe encore Ledjely, la responsabilité n’incombe pas qu’à nos fédérations et à nos États. À voir les gradins clairsemés qui ont caractérisé ce tournoi, on comprend que le défi est aussi, et peut-être surtout, d’ordre sociétal. C’est d’une évolution collective des mentalités que nous aurons besoin pour donner un coup de pouce salvateur au football féminin africain ».
Su Revue de presse Afrique
Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
Sito web del podcast